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Bon, voilà que j'avais écrit une longue diatribe sur les perspectives matinales, les réveils et le café (si si). Accessoirement la radio. Sauf que... Firefox ayant gentiment décidé de fermer boutique avant que ma souris ait glissé langoureusement vers le bouton "Sauvegarde", me voilà bien attrapée.
Foin donc de l'analyse des matinales radios, des disgressions philosophiques sur la promesse du matin et du jour nouveau (non je n'ai pas le courage de tout réécrire là maintenant tout de suite :D). Je m'y remettrai un autre jour (demain ?).
Bref, au programme de ladite matinée, une réflexion très (web)radio.
Une réflexion sur le fait que la webradio n'est pas encore rentrée dans les moeurs de l'internaute français. Ce que j'en pense tout au moins. En novembre 2007, 29% des internautes français, donc, disent écouter une webradio tous les jours (Source : Radionomy).
C'est certes, déjà conséquent, mais, comparativement, au vu de l'explosion des médias sociaux, ce n'est pas si élevé. En tous cas, cela ouvre beaucoup de perspectives d'augmentation potentielle d'audience.
Faites-donc un sondage autour de vous. Combien de vos amis sont-ils friands de ces "nouvelles radios" et de ce mode d'écoute ? Combien savent-ils qu'hors la version web des grandes radios FM, il existe de multiples radios exclusivement web ?
Les relais médiatiques sont encore faibles. Quelques articles fleurissent ça et là mais, comparativement, peu par rapport aux actus médias traditionnelles (TV / Radio / Presse). On note cet article du Monde là, relayé par Ombilikal. Ou un article du Figaro ici, "La radio rebranche le fil" (dans lequel, intense auto-satisfaction, Radio Marlène figure), globalement, il reste tout un travail global de promotion à faire sur ce nouveau média.
Comparativement, ce qui est intéressant est que, par exemple, Paris Match revendique sa propre webradio (à vrai dire une série de podcasts), ou bien encore le journal Libération qui, pour le coup, offre un vrai média parallèle pensé et bien conçu avec Radio Libé.
Une mission d'"évangélisation" auprès de l'internaute semble nécessaire. Comme tout nouveau média, ou tout au moins nouveau mode de consommation d'un média pas si jeune, les problématiques actuelles sont a priori l'accès et le référencement.
Pour l'accès, ITunes, par exemple, offre un vrai service grâce à un répertoire complet de webradios classées par genre. Quelques annuaires et quelques plates-formes commencent à se mettre en place. Les choses bougent donc.
Reste la problématique suivante - référencement - : personne ne trouve ce qu'il ne cherche pas. Ce qui semble important, donc, à l'heure actuelle, est plutôt d'aller chercher de nouveaux auditeurs plutôt que de partager les auditeurs existants entre les différentes radios.
Il serait intéressant, donc, à l'heure actuelle, de trouver un moyen de faire découvrir la webradio aux internautes. Pas de manière privative, chacun dans sa cour, chacun pour soi ; mais de manière globale, promotionner le support et le moyen d'écoute, la multiplicité des radios disponibles.
La révolution consiste en réalité dans le fait que chacun, potentiellement, a une radio faite pour lui qui l'attend quelque part. Le défi, lui est que l'auditeur potentiel sache qu'elle existe. Un peu comme le coup de foudre quoi ;).
Je n'ai pas les chiffres récents, mais si on reprend les 29% de 2007, cela signifie qu'il reste 71% d'internautes à convertir (oui le mot est fort) à la webradio.
Tout reste donc ouvert, et à faire...