Partager l'article ! Des souri(re)s et des groupes...: Le principe de base étant posé, passons aux exercices pratiques. Journée paresse ...
Le principe de base étant posé, passons aux exercices pratiques. Journée paresseuse sans pour autant être exempte d'un intérêt certain...
Les to-do lists s'accumulent gentiment. Un stock d'autoproductions à auditionner, le dernier Willowz à dénicher, envoyer l'Happy Hour de vendredi à l'antenne, la liste au Père Noël à mailer (Mumford & Sons & co), dénicher le contact de l'attachée de presse du BRMC, etc, etc...
Blocage. Il arrive que le concept pèse un peu. Qu'un soudain désir de prendre une journée de repos auditif fasse surface. A contrario, la radio, elle ne s'arrête jamais et continue de déverser ses flots de musique quoiqu'il advienne. Elle ne m'attendra pas.
La pause réelle reste finalement exclue. Entrer dans la programmation c'est comme entrer en religion (ho le poncif), une fois que vous avez commencé à courir après la nouveauté, le son, la recherche, l'exploration, la course ne s'arrête jamais. C'est une fuite en avant. Permanente. Et allez trouver le temps pour autre chose.
Très pavlovien, vous devenez réactif à la moindre note, tendez l'oreille, archivez dans un coin de mémoire le moindre nom de groupe inconnu, soupçonnez le moindre nouveau combo, à peine né, de risquer d'échapper à votre quête. Et si c'était votre coup de coeur du moment. Et si...
A côté de ça, la pâtée pavlovienne tend à devenir indigeste par certains côtés, l'absorption incontrôlée de "mauvaise" musique guette. Vous devenez intransigeant, insupportable. Untel, "ça joue pas", un autre "trop soupe FM" (insulte suprême), ou encore "tss, mais il est faux là" ou bien aussi "nan mais là c'est pas carré".
Vos propres critères deviennent des lois incontournables, des a priori formidables. Vous êtes le sacro-saint censeur (quand je dis religion...). Celui qui a droit de vie ou de mort.
Haaa, l'égo incommensurable du programmateur de radio. Mais oui, mais oui, attendez-donc voir un peu. Vous avez un certain nombre de personnes (auditeurs) qui ont décidé que vos goûts correspondaient assez aux leurs. Si c'est pas de l'hégémonisme ça. Celui, pile, dans lequel sont tombées les "grosses" radios. Tout pile.
Car le revers de la médaille sainte-cécilianesque reste de penser que vous avez toujours raison dans vos choix. Que vous pouvez les imposer sans risque. La tête enflée vous tombez du côté autiste de l'exercice d'équilibriste permanent auquel vous vous livrez. Sourd.
Mais le côté face de la même médaille vous attend aussi. Risquer gros. Céder aux envies de l'auditeur à tout prix. Ne l'habituer qu'à la facilité. Rendre aisé, tabler sur la bonne vieille base de données qui a fait ses preuves. Choir dans la rotation à outrance en oubliant de renouveler. Tomber à genoux et en prière désordonnée sous le feu nourri du regard impérieux et impérial de la sacro-sainte audience. Retour au point de départ.
Vous voici donc pris au piège d'un fil tendu entre deux rives... Alors vous voici funambule, les bras en équerre, tendus pour garder l'équilibre. Hop, une pile de cd à gauche (ego), une pile de cd à droite (facilité). Mmh, certains pèsent plus lourds que d'autres. Traîtres.
Alors, coincé au milieu de ce beau bordel, vous réalisez soudain que, oui, vous prendriez un peu des vacances auditives... Parfois.
Mais la radio, elle ne s'arrête jamais, continuant de déverser ses flots de musique.
Dans quel merdier me suis-je mise ? Ha oui, bien sûr. A ce moment là, "pile", tout pile, vous tombez "face" à l'"Album". Avec un grand A. Sublime, beau, passionnant, novateur. Percutant. La perle.
Impossible de résister à l'envie de le partager.
Et vous voilà reparti...
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La programmation c'est un truc de psychopathe. Si.
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